Saturday, February 27, 2010

Tassie - Tasman peninsula/Lime Bay

Saturday, February 27, 2010
Ma dernière nuit en forêt remontait à une certaine escapade dans le Mercantour, quelques années ont passé depuis et j'avoue que j'affectionne toujours ces bruits de vent, d'oiseaux, de feuilles, de troncs qui s'entrechoquent, tout ces sons qui se mêlent les uns aux autres et forment un ensemble si harmonieux. Je me réveille sur cette symphonie pour capter la lumière de l'aube qui m'échappe si souvent au profit de la douceur d'une couette rebondie. Il faut croire que mon duvet n'est pas aussi charmeur, il est cinq heure et je découvre Fortescue Bay. Merveilleuse plage de sable blanc, eau turquoise, j'observe pendant dix minutes un couple d'huîtriers pies pêchant sur la plage. Les troglodytes gazouillent dans les genêts comme l'hirondelle posée sur mon bras.


Et puis badaboum, le syndrome de la couette prends tout d'un coup tout son sens, je suis du mauvais coté pour le lever de soleil, j'ai froid et ne négligerais pas un petit casse croûte.
De retour au campement je tape la discute avec un pêcheur allemand que la Tasmanie a adopté 40 ans plus tôt et qui ne dépareillerai pas au cœur de la butte aux cailles Chez Mamane (mon bar à Paris, ma seconde maison). Soudain un lion de mer vient flirter avec le ponton déclenchant l'ire de mon voisin, j'ai envie de réveiller toute la troupe mais je vais devoir attendre trois bonnes heures lisant au coin du feu, assistant au ballet des bateaux des pêcheurs partant en mer avant de voir émerger Ben de la tente. Le soleil a passé les collines, de retour sur la plage nous plongeons dans l'onde glacée qui entâme allègrement mon cuir de breton et dorons au soleil pour nos derniers instant à Fortescue Bay.
Le prochain objectif est Lime bay supposé être un lagon au eaux peu profonde plus à même de rencontrer les exigences thermiques de ces dames.
Je vous passe le recit du voyage, les seuls détails important étant l'achat des saucisses et mon premier wedge-tailed eagle.
Le sunbathing émaille l'après midi et ce n'est qu'au cours de la soirée que Lime Bay révèle tout son potentiel. En haut d'une petite falaise, on improvise un barbecue de fortune à même la roche, la pleine lune scintille dans le lagon et on grille joyeusement les saucisses avec un bâton puis on perfectionne la technique avec une pierre plate pour un super hot-dog. Un couple d'australien nous rejoint et on refait le monde en rigolant.
Demain dernier jour à Lime Bay et pas des moindres ...

Friday, February 26, 2010

Tassie - Tasman peninsula/Fortescue Bay

Friday, February 26, 2010

La péninsule Tasman est certainement mon meilleur souvenir de Tasmanie. Paysages spectaculaires, locaux charmants, trois jours épiques qui resteront dans les mémoires. Tout commence sur un petit chemin nous menant a Fortescue Bay, la baie des pirates ayant été passée sans encombre dégustant un verre de rosé en terrasse.


Au cœur d'un Parc national, Fortescue Bay est ce petit refuge naturel où le nombre de visiteurs est strictement limité. Il est déjà 16 heures et nous n'avons qu'une journée pour découvrir la région, nous plantons donc les tentes et nous partons a l'assaut de Cap Hauy. Deux minutes plus tard mes yeux de chasseur repèrent une boule de poils dans les fourrés, mon premier wallaby, Steph et Fanch sautent de joie devant le regard amusé des Aussies. On poursuit la randonnée, perroquets, serpents, échidnés sont de la partie, on monte, on descend, on sue, on rigole et on arrive enfin à ce fameux Cap . Colones dollerites, falaises et une jolie vue sur la mer de Tasmanie, on est vraiment au bout du monde ici, j'ai toujours une petite pensée pour mon Adri dans ces moments là. Mais bon pas le temps de penser car la nuit tombe et personne ne veut vraiment randonner dans le bush de nuit.

Le retour se passe bien et dans un timing parfait, il fait nuit noire cinq minutes après notre arrivée. Je sors mon habit de MacGyver et décide de rallumer le feu avec les braises chaudes que j'ai déterrées dans le foyer, cinq minutes plus tard et après m'avoir fait traiter de tout les noms par une Stéphanie perplexe, les flammes surgissent sous le regard d'une Stéphanie impressionnée. Il est temps de faire la cuisine et pour tout vous dire je ne me souviens plus du menu tellement il fut bouleversé. Donc on commence à manger avec Richard le pademelon accompagné de Charly le possum qui s'évertue à nous piquer notre maigre pitance. Surement pris en pitié par nos voisins, une petite quinzaine de pêcheurs tasmaniens incapables de prononcer mon nom (Frennnkk est mon nouveau surnom), ils nous donnent 11 ormeaux fraîchement pêchés et une assiette pleine de poisson cuit dans la cendre. Complètement sous équipés, on tape les ormeaux à même la pierre pour les rendre plus tendre, puis avec un peu d'huile et une cocotte empruntée aux rangers du parc, on les cuisine au feu, fantastiquement trucculent. Je pourrais faire un roman de cette histoire, je suis encore soufflé par la générosité de ces gens et je me rappelle cette phrase : "Tu sais Frank, parfois les choses les plus simples sont les meilleures".

Hemingway et Steinbeck t'entendent ami pêcheur, j' ai trouvé mon éden a l'est de la Tasmanie ...